4 raisons de rester actif lorsque blessé

Aujourd’hui, nous discutons des raisons pourquoi le mouvement est recommandé et hautement bénéfique dans la plupart des situations.

La pratique courante et des conseils bien intentionnés ont malheureusement pour résultat de mettre fin à toute activité physique lorsqu’une douleur apparaît ou lorsqu’on fait face à une blessure. Cette approche omet cependant certains concepts physiologiques importants qui vont clairement à l’encontre de l’inactivité.

Voici quatre raisons pour lesquelles le mouvement est primordial pour bien guérir :

1. Diminuer la douleur

Il a été démontré maintes fois que bouger a un effet analgésique, autant après une blessure traumatique que pour soulager une douleur persistante. Cela peut être fait par un mouvement du corps en entier, de la zone douloureuse ou blessée ou même de régions éloignées. [1] [2]

De bonnes façons d’aider à la circulation du sang et de diminuer la douleur peuvent être des intervalles sur vélo stationnaire pendant que l’on reconditionne une épaule douloureuse ou un entrainement du haut du corps et du « core » quelques jours après une chirurgie de reconstruction du ligament croisé.

2. La qualité de la guérison

Stimuler la zone douloureuse ou blessée favorise la guérison. En effet, en chargeant la zone blessée de manière adéquate, les tissus deviennent plus résistants et on évite la formation de cicatrices fragiles. Un programme personnalisé et ajusté au stade de la guérison est un excellent moyen d’assurer cela.

S’entraîner a aussi des effets généraux et systémiques. Le flux sanguin est augmenté globalement, des hormones qui promeuvent la croissance et la guérison sont sécrétées et, finalement, le cerveau est stimulé de façon à améliorer sa capacité d’apprentissage. [3] [4]

Il a été démontré que les activités aérobiques de faible intensité aident à augmenter la plasticité du cerveau, soit sa capacité de changer, de s’adapter et d’apprendre. C’est ainsi un excellent moyen d’acquérir de nouvelles habiletés et de nouvelles façons de bouger.

3. La symétrie

Une des raisons pour lesquelles nous arrêtons même l’entraînement des régions indolores est que nous ne voulons pas développer d’asymétrie entre les membres; pensez à Rafael Nadal! (https://tinyurl.com/ycbhkgm5)

Contrairement à la croyance populaire, entraîner le côté opposé pendant une courte période ne conduira pas à de tels changements et mènera même à une amélioration de la performance pour le côté qui n’est pas entraîné. [5] Cela nous permet également de nous entraîner pendant les blessures de manière à minimiser les écarts par rapport à nos objectifs initiaux.

Par exemple, une activité à une seule jambe serait un excellent choix dans la situation où l’autre membre est immobilisé ou restreint en raison d’une blessure.

4. L’opportunité de s’améliorer

Mettre l’emphase sur l’aspect positif dans des circonstances comme une blessure n’est jamais facile. Cependant, travailler sur nos faiblesses (mobilité, force, conditionnement, préparation mentale, etc.) peut aider non seulement à retrouver l’état antérieur à la blessure, mais aussi de revenir en meilleure forme qu’avant la blessure. Être proactif durant cette période est la meilleure façon d’être efficace dans ce processus! [6]

Avoir une perspective extérieure aide aussi sur ce front, puisque nous avons tendance à devenir *trop* concentrés sur le site de la douleur ou de la blessure.

Merci pour votre lecture! J’ai hâte de vous montrer comment vous entraîner autour des défis auxquels vous êtes confrontés et restez à l’écoute alors que nous approfondissons le sujet de l’entraînement autour de la douleur et des blessures.

Iordan Krouchev, M.Sc., CSCS

iordan@corexcellence.com

References

[1] V. E. K. M. N. J. Daenen L, « Exercise, not to exercise, or how to exercise in patients with chronic pain? Applying science to practice., » Clin J Pain, pp. 31(2):108-14. doi: 10.1097/AJP.0000000000000099, 2015 Feb.
[2] W.-F. I. Kodesh E1, « Exercise-induced hypoalgesia – interval versus continuous mode., » Appl Physiol Nutr Metab, pp. 39(7):829-34. doi: 10.1139/apnm-2013-0481., 2014 Jul;.
[3] S. A. Khan KM, « Mechanotherapy: how physical therapists’ prescription of exercise promotes tissue repair., » Br J Sports Med, pp. 43(4):247-52. doi: 10.1136/bjsm.2008.054239, 2009 Apr.
[4] S. B. Pedersen BK, « Exercise as medicine – evidence for prescribing exercise as therapy in 26 different chronic diseases., » Scand J Med Sci Sports, pp. 25 Suppl 3:1-72. doi: 10.1111/sms.12581., 2015 Dec.
[5] B. C. Kelly S, « SPECIFIC AND CROSS-OVER EFFECTS OF FOAM ROLLING ON ANKLE DORSIFLEXION RANGE OF MOTION., » Int J Sports Phys Ther, pp. 11(4):544-51, 2016 Aug.
[6] J. J. D. Ö. e. a. Timpka T, « The psychological factor ‘self-blame’ predicts overuse injury among top-level Swedish track and field athletes: a 12-month cohort study., » Br J Sports Med, pp. 49:1472-1477., 2015.